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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 10:35

Il m'avait déjà semblé intéressant d'étudier le séisme du Japon par une étude de sa couverture médiatique. Il me paraissait en effet pertinent de pousser les élèves à s'interroger sur le traitement d'une catastrophe dans les médias.

L'objectif était de les amener à souligner que les médias ont tendance à insister sur l'aléa (l'amplitude du séisme) et sur les conséquences humaines et matérielles de la catastrophe mais que la vulnérabilité est rarement évoquée (du moins dans les heures qui suivent l'événement).

 

Le séisme japonais avait été introduit par l'étude des Unes de journaux. J'ai décidé de présenter aux élèves un extrait de journal télévisé de France 2 pour aborder le séisme haïtien (ce qui permet des comparaisons entre le support papier et le support audiovisuel). Il ne s'agit pas seulement de "poser le décor" et de rappeler le déroulement de la catastrophe. Les élèves doivent arriver à la conclusion que le journaliste à l'origine du reportage privilégie le sensationnel.

 

Problématique : Qu'apprend-on du séisme qui s'est produit à Haïti par le journal télévisé ?

 

Savoirs : catastrophisme des JT.


Savoir-faire : analyser un JT plan par plan

 

Document : extrait du JT de France 2 disponible sur You Tube en cliquant ici

 

Déroulement : L'idéal serait de permettre aux élèves de visionner l'extrait et de compléter la fiche d'activité en salle informatique mais cela m'a été matériellement impossible.

Par conséquent l'extrait a été diffusé dans son intégralité une première fois puis visionné une seconde fois, avec une pause après chaque plan. La correction se fait à l'oral après avoir revu chaque plan.

L'activité a duré une heure.

 

Voici la fiche d'activité distribuée aux élèves :

 

seisme-haiti.jpgEn conclusion les élèves soulignent que le JT a essayé de placer le spectateur dans la peau d'une victime du séisme. Il représente et diffuse le mouvement de panique né du séisme. Il n'analyse pas les événements : il essaye de les faire ressentir.

 

Par conséquent, il faut s'interroger dans un second temps sur les causes et les conséquences du séisme et insister particulièrement sur la vulnérabilité de la société haitienne.

 

Bilan : Cette activité a particulièrement intéressé les élèves mais la diffusion de l'extrait en salle informatique paraît vraiment nécessaire pour s'assurer que chaque élève puisse avancer à son rythme et conclure de façon personnelle. Il faudrait envisager une activité auxiliaire pour les élèves les plus rapides.

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